Revue de Presse

 

  

Après plus de trois mois d'ouverture, bilan positif pour le service angioplastie de l'hôpital. Déjà plus de trois cents patients traités.

[Samedi 6 Décembre 2008]

Le directeur de l'ARH, Bernard Roehrich, s'est récemment félicité que « le succès de l'angioplastie renforce le pôle cardialogie à Brive. Il permet aussi à tout le Limousin d'étendre son rayon d'action sur Midi-Pyrénées, par l'accueil de patients de cette région et. aussi par l'envoi de nos patients dans des services de chirurgie de CHU extérieurs ».

En l'espace de trois mois, l'angioplastie coronaire, 24 heures sur 24, est passée du statut de nouveauté du Centre hospitalier à celui de service pérenne. L'objectif fixé par l'ARH était de traiter, sur l'année, 125 cas. Plus de 300 patients en ont d'ores et déjà bénéficié. Il est aussi prévu que l'équipe s'agrandisse : un opérateur arrivera en janvier, un autre est en train d'être formé.

 

Fanfaronner, s'auto-congratuler n'est dans le style des équipes du Centre hospitalier de Brive. Seulement, à l'épreuve des faits et face à la réalité des chiffres, force est de constater certains succès. Et la pratique de l'angioplastie coronaire, 24 heures sur 24, en est un, indéniablement. Mis en place à la rentrée (voir notre édition du 5 septembre), ce service pratique, sans interruption, des interventions visant à traiter infarctus du myocarde et angines de poitrine sans pontage, ni anesthésie générale. Des objectifs largement dépassés Surtout, cette technique présente de bien meilleurs taux de réussite que la classique thrombolyse. « La thrombolyse présente un taux d'échec de 40 % et 30 % de récurrence car la probabilité d'endommager le muscle est beaucoup plus forte », rappelle Jean-Paul Faure, cardiologue du service. Or, jusqu'à septembre, pour bénéficier de l'angioplastie à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, il fallait aller à Limoges, Toulouse ou Clermont-Ferrand. Soit une à deux heures de trajet pour tout Corrézien, quand le traitement de l'infarctus demande le plus de rapidité possible (voir ci-dessous). « Notre service a été créé dans ce but, pour permettre d'avoir un meilleur maillage territorial de l'angioplastie », poursuit le docteur. « Désormais, les « zones blanches », celles qui demeurent éloignées, sont beaucoup moins importantes. La Corrèze, mais aussi le Nord Lot ou l'est de la Dordogne bénéficient de notre service ». Un fait qui, selon lui, n'est pas imputable qu'à l'hôpital. « Il y a une très bonne entente entre les SAMU des trois départements. Tout le monde travaille main dans la main, donc la prise en charge est efficace. Par exemple, les secours nous téléphonent pour qu'on les conseille. Souvent, quand les patients arrivent, le bloc est déjà prêt ». Résultat, le service fonctionne à plein. L'objectif fixé par l'ARH était de traiter, sur l'année, 125 cas. Plus de 300 patients en ont d'ores et déjà bénéficié. Il est aussi prévu que l'équipe s'agrandisse : un opérateur arrivera en janvier, un autre est en train d'être formé. « Voilà ce qui est important : le service est en train de se pérenniser, on devrait tourner à 900 actes par an. C'est autant de patients qui seront aidés. Nous ne faisons rien de spectaculaire, mais cela fonctionne bien ». Les résultats sont là, mais la fanfaronnade n'est toujours pas de mise.

  

Depuis 1997, le Centre d'accueil thérapeutique à temps partiel de Corrèze reçoit des enfants autistes « Trouver et développer leurs pépites »

[Mardi 1ier juillet 2008]

Le CATTP de Corrèze reçoit de jeunes autistes. Il vient de s'enrichir d'un jardin adapté qui sera inauguré en septembre par le professeur Montagner.Durant 5 ans, le docteur Anne-Marie Vaillant a sillonné la Corrèze. Ce médecin pédopsychiatre cherchait un endroit pour installer un CATTP, destiné aux enfants autistes. « Je voulais rester au centre du département et proche des axes routiers. L'ancien maire de Corrèze m'a alors trouvé cette maison ».

Depuis 1997, ce CATTP (*), qui dépend du secteur de pédopsychiatrie de l'hôpital de Brive, travaille à atteindre un objectif précis : permettre à l'enfant de poursuivre, à son rythme, et en fonction de ses possibilités, son évolution psychique, son insertion sociale et son intégration scolaire.Il reçoit 20 enfants, de 0 à 8 ans, « mais nous n'en prenons jamais plus de 8 par demi-journée », précise Anne-Marie Vaillant, responsable du service, qui ajoute, « nous avons actuellement une liste d'attente d'un an ».
 

   

Le suivi est réalisé par une équipe pluridisciplinaire composée de pédopsychiatres, de psychologues, de puéricultrice, d'éducateurs, mais aussi d'artthérapeute, et de musico thérapeute. Des spécialistes qui interviennent suivant des principes tracés par le docteur Anne-Marie Vaillant. « Notre démarche consiste à s'appuyer sur les investissements des enfants pour les développer le plus loin possible. Il faut trouver leur pépite. Nous essayons de tailler un costume thérapeutique sur mesure, un costume qui leur va, à un moment donné ».Ces efforts répondent à un autre souci : « Tout ce que l'on va leur apprendre pour se débrouiller seul, va leur servir dans leur quotidien. Il nous faut répondre à cette question : comment faire pour qu'ils aient de plus en plus d'autonomie ? Car la principale question des parents c'est celle-ci que vont devenir nos enfants après nous ? ».

 

Pour cela, chaque enfant va suivre l'organisation précise qui rythme chaque journée.« Quand il arrive, il est accueilli et dit bonjour. Il va sur un tableau : il retourne sa photo, et il va chercher un pictogramme qui correspond à chaque atelier, pataugeoire, conte, musique, orthophonie, psychomotricité, soutien scolaire, etc. Une fois l'atelier terminé, il va déposer son picto sur son emploi du temps. Le temps est ainsi représenté spatialement. On travaille sur l'angoisse des enfants qui ne savent pas ce qu'ils vont faire après. De cette façon, ils se sentent protégés ».L'autre travail du CATTP est de préparer les enfants à leur sortie : hôpital de jour, Cliss ou cursus scolaire normal. « On se démultiplie, mais on est inquiet pour l'avenir. Nous sommes en début de pénurie de psychiatres en Corrèze. Qui va prendre notre relais », s'interroge le docteur Anne-Marie Vaillant. (*) Centre d'accueil thérapeutique à temps partiel.

  

Une renaissance pour la maternité : A partir de demain, 8 heures, l'accès au nouveau service se fera par l'avenue Henri-Queuille

[Lundi 23 Juin 2008]

Le service de maternité gynécologie de l'hôpital de Brive va quitter son ancien pavillon pour rejoindre, dès demain, ses nouveaux locaux.En arrivant par la nouvelle entrée de l'hôpital, avenue Henri-Queuille, le premier bâtiment qui s'offrira au regard du visiteur sera celui de la maternité.Un symbole qui n'est pas pour déplaire au directeur, Laurent Vaubourgeix, qui voit également dans cette vitrine, la nouvelle image de l'hôpital de Brive. « C'est plus qu'un déménagement. On passe un cap qui positionne Brive dans la nouvelle offre de soins ».

« NOUS SOMMES PASSÉS À UNE AUTRE ÉPOQUE »

Même chose du côté du docteur Francis Colasson. Si le chef de service avoue une petite nostalgie pour l'ancien pavillon, il n'en reconnaît pas moins l'absolue nécessité. « Avec l'arrivée des nouvelles normes nous ne pouvions pas faire autrement. En investissant le nouveau service, on passe véritablement à une autre époque. Nous avons profité de l'occasion pour renouveler le matériel. Nous avons ce qui se fait de mieux actuellement ».Pour l'instant, les cadres et le personnel sont mobilisés pour réussir un transfert qui n'est pas toujours simple, puisqu'il doit se faire en maintenant, bien entendu, la continuité du travail.

   

Mais l'effort en vaudra la chandelle. Les 50 personnes du service maternité gynécologie, et les patientes, vont en effet trouver un outil particulièrement performant. La surface a été plus que doublée par rapport à l'ancienne. Placée à côté des urgences, elle permet ainsi d'accueillir au rez-de-chaussée l'accueil, le secrétariat, quatre salles de consultations, deux salles d'attente, deux salles d'échographie et un accueil d'urgence de soins. Viennent s'ajouter une vaste salle de préparation à la naissance et des salles de réunion.Un peu plus loin, prennent place deux salles de prétravail et trois salles de naissances, soit deux salles supplémentaires, et une salle d'attente pour les familles.

A l'étage d'hospitalisation gynéco-obstétrique, deux vastes couloirs en bleu et blanc, donnant au bâtiment des airs de coursives, desservent 36 lits. Les chambres sont vastes, colorées, équipées d'une grande douche, d'un meuble à langer et d'un canapé conçu pour que la mère puisse allaiter dans de bonnes conditions.  Deux chambres encore plus grandes ont été réservées pour les mamans de jumeaux où les personnes à mobilité réduite.

 

« Nous avons également prévu une nursery centrale qui permettra aux mamans de se retrouver. Une animatrice viendra les rencontrer tous les matins de 9 heures à 11 heures », explique Mireille Chaumette, cadre sage-femme.A proximité, se trouvent le bloc opératoire et une salle de réanimation pour enfant.Cette maternité, qui s'inscrit dans la tranche de construction du bâtiment médico-chirurgical s'élevant à plus de 30 millions d'euros, a été conçue suivant un schéma évolutif.

« Tout est tourné dans une perspective d'avenir. On sait qu'il y aura un site unique de naissance à Brive, et d'autres exemples dans l'évolution de la coopération émergeront peut-être », prévoit ainsi le directeur Laurent Vaubourgeix.

  

Depuis le 21 mai, « la deuxième porte d'entrée de l'hôpital de Brive » a été entièrement restructurée Une nouvelle vie pour les Urgences.

[Samedi 31 Mai 2008]

Les anciennes Urgences, vétustes et inadaptées n'existent plus. Elles ont été remplacées par un nouveau service répondant aux normes. Les anciennes Urgences, vétustes et inadaptées n'existent plus. Elles ont été remplacées par un nouveau service répondant aux normes. «Calme, sérénité, ce sont les mots qui reviennent le plus souvent dans la bouche du personnel ». Cinq jours après un déménagement nocturne des Urgences réussi « grâce à la mobilisation de tous les services », son responsable, le docteur Jacques Remize, savoure son plaisir. Pour ceux qui ont connu les anciens locaux, exigus, inadaptés et vétustes, le contraste est en effet saisissant. Sur une surface plus que doublée (1.500m²), a été conçu un service cohérent et fonctionnel.

 

DEUX ZONES DE SOINS :

« Nous avons un accès dédié exclusivement aux Urgences, avec un sas à sens unique pour les ambulances. Dans le hall d'entrée, adossé à l'accueil administratif, il y a un accueil soignant qui permet de faire rapidement des soins de base ». Par la suite, le service a été structuré selon le souhait de l'équipe. « Deux zones de soins sectorisées ont été créées afin qu'il y ait le moins possible de croisement de flux et de promiscuité ». Un « circuit court » accueille ainsi l'activité ambulatoire, c'est-à-dire la « bobologie » et les consultations, avec trois boxes. Le « circuit long » est réservé aux patients couchés, destinés à l'hospitalisation. Il comprend trois boxes de déchocage, six boxes polyvalents et un box pour les patients agités. « Ces trois boxes supplémentaires, c'est 25 % d'activités en plus ». Une zone de transition avec le SMUR abritant des bureaux et une salle dédiée au Plan blanc sont également en service. 

HOSPITALISATION DE COURTE DURÉEE :

En septembre, une zone d'hospitalisation de courte durée de neuf lits ouvrira ses portes, en même temps que l'unité psychiatrique. « Certains patients, comme ceux qui sont très alcoolisés ou relevant d'une tentative de suicide, seront placés en observation pour un maximum de 24 heures. Cette structure permettra d'éviter les mauvaises orientations dans les autres services ».

Dans son bilan, le docteur Jacques Remize relève « plein de satisfactions, un regret, et une attente ». Le regret, c'est l'absence de lumière du jour dans la majorité des locaux. « C'est un peu anxiogène, mais on fera avec ». L'attente, c'est la table radio. Placée entre le secteur court et le secteur long, cette salle devrait éviter les nombreux allers et retours du personnel. « Cet équipement a été acté en théorie. Il a été reporté pour des contraintes budgétaires ».

  

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